5.5.08

Mars attaque : et si c'était vrai ?

Dans une lettre ouverte adressée à l'Etat, des personnalités exigent le lancement d'une étude. Ovnis.


DDM



Imaginez la surprise du chef de l'État quand il a lu cette lettre ouverte prônant le lancement officiel d'une étude sur les Ovnis ! Un courrier d'autant plus étonnant qu'il est signé de responsables professionnels dont il est difficile de nier le sérieux et l'objectivité. Les signataires, le contre-amiral Gilles Pinon en tête, sont docteur en médecine, chirurgien, ingénieur du CNRS ou directeur de recherche de l'Inserm. Réunis au sein du Groupe des Sciences Ouvertes (GSO), ils estiment que le phénomène Ovni constitue « un sujet suffisamment grave pour que l'État s'y implique enfin de manière très sérieuse ».

Renvoyant dos à dos les ufologues et leurs détracteurs, ces sommités reconnues pensent que « si l'interprétation extraterrestre du phénomène ovnien n'est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions… » Autrement dit, si ces apparitions d'Ovnis relèvent le plus souvent de méprises, de fantasmes ou d'hallucinations, « une part significative témoigne de lois physiques inconnues et participe d'un principe intelligent… » En somme, Gilles Pinon s'appuie sur ce doute très cartésien pour exiger de l'État qu'il applique tout simplement le principe de précaution. Le phénomène ovnien serait donc une affaire trop grave pour être abandonnée aux seuls ufologues et à la rumeur publique, « quand bien même elle ne montrerait aucune intention hostile, une intrusion extraterrestre présenterait un danger de chaos pouvant conduire à un ethnocide… Imaginez le choc pour les populations si ce phénomène Ovni apparaissait demain au grand jour… », affirment les auteurs du courrier.

Cette lettre ouverte a une résonance particulière à Toulouse, d'autant qu'elle est le fruit d'une réflexion inspirée par un ouvrage d'Yves Sillard consacré aux Ovnis. L'ancien « X » qui fut directeur général du Centre d'études spatiales, est considéré comme le père du lanceur Ariane. Mais Yves Sillard est surtout le président du Groupe d'études et d'information des phénomènes aérospatiaux non identifiés (Geipan), créé au sein du Cnes de Toulouse. C'est lui qui recueille, analyse et archive les témoignages sur les phénomènes inexpliqués.

Décidément, les Ovnis n'ont jamais autant occupé et préoccupé nos esprits.

Le Pentagone depuis longtemps attentif

C'est clair, il y a aujourd'hui une réflexion générale autour de la présence ou pas d'Ovnis. D'après les rapports de gendarmerie qui constituent les archives du Geipan basé au Cnes de Toulouse, environ 28 % des phénomènes demeurent totalement inexpliqués. De là à leur attribuer une origine extraterrestre… Reste que l'interrogation demeure et ne laisse personne insensible.

Aux États-Unis, depuis la célèbre affaire Roswell, les Ovni ont fait l'objet d'une attention toute particulière de la part des pouvoirs publics. Plusieurs commissions d'études ont vu le jour et, malgré des conclusions officielles qui refusaient la réalité du phénomène, le Pentagone n'a cessé de poursuivre ses enquêtes. C'est ce que prouvent tous les documents de la CIA, du FBI, de l'US Air Force et des autres corps d'armée qui ont fini par tomber dans le domaine public, après que l'affaire du Watergate eut permis un développement de la liberté de l'information. Mais ces documents lus et relus, coupés et censurés, n'offrent pas un grand intérêt. Tout juste témoignent-ils de l'intérêt permanent du Pentagone pour les ovnis. Pour mémoire, en 1977, Jimmy Carter affirmait dans sa course à la présidence : « Si je suis élu Président, je ferai en sorte que toutes les informations détenues sur les observations d'ovni soient disponibles pour le public. »

Aux USA comme ailleurs, la découverte ces dernières années de très nombreuses exoplanètes autorise à penser que nous ne sommes pas seuls dans l'univers. En France, en juillet 1999, l'association Cometa, composée d'officiers supérieurs, d'ingénieurs, de scientifiques, concluait à « la réalité physique quasi certaine d'objets volants totalement inconnus. »

Auteur : J.-M.D.

Extraits :

Renvoyant dos à dos les ufologues et leurs détracteurs, ces sommités reconnues pensent que « si l'interprétation extraterrestre du phénomène ovnien n'est pas prouvée scientifiquement, il existe en sa faveur de fortes présomptions… » Autrement dit, si ces apparitions d'Ovnis relèvent le plus souvent de méprises, de fantasmes ou d'hallucinations, « une part significative témoigne de lois physiques inconnues et participe d'un principe intelligent… » En somme, Gilles Pinon s'appuie sur ce doute très cartésien pour exiger de l'État qu'il applique tout simplement le principe de précaution.

Cette lettre ouverte a une résonance particulière à Toulouse, d'autant qu'elle est le fruit d'une réflexion inspirée par un ouvrage d'Yves Sillard consacré aux Ovnis.

L'ancien « X » qui fut directeur général du Centre d'études spatiales, est considéré comme le père du lanceur Ariane.




26.4.08

Les extraterrestres au Centre des sciences de Montréal

Des extraterrestres envahissent Montréal



Photo: Pedro Ruiz



Pauline Gravel
Édition du vendredi 25 avril 2008


Le Centre des sciences présente les plus célèbres êtres bizarroïdes qui peuplent l'imaginaire des humains


L'homme a imaginé leur existence depuis la nuit des temps. Ils ont incarné des personnages le plus souvent effrayants, mais parfois attachants, au cinéma et dans la littérature de science-fiction. Certains Terriens affirment avoir été témoins de leur passage dans notre coin de ciel, voire d'avoir capté l'un de leurs messages codés. De sérieux scientifiques sondent l'espace et le sol des planètes voisines à la recherche de leur présence, qui n'a toujours pas été confirmée... Les extraterrestres ont cette fois envahi le Vieux-Port de Montréal.

Les curieux n'auront qu'à suivre les pistes qu'ils ont laissées sur le sol du Centre des sciences de Montréal pour arriver face à face avec la reine des Aliens en chair et en os synthétiques, qui a servi à la maquette du film Aliens, le retour et qui, cette fois-ci, introduit les visiteurs à l'exposition Extra ou terrestres? Cette exposition, créée en Angleterre par la firme The Science Of, a été présentée en première à Londres en 2005, puis à Tokyo et Miami, avant de prendre l'affiche à Montréal jusqu'au 1er septembre prochain.

Après avoir fait la connaissance des extraterrestres les plus célèbres qui ont peuplé l'imaginaire des humains, on rencontre certaines des créatures les plus bizarres qui vivent sur notre planète, mais souvent dans des coins reculés où les conditions environnementales sont extrêmement rudes.

On peut voir par exemple le grandgousier et le vampire des enfers, qui habitent dans les profondeurs abyssales des océans, ainsi que des bactéries extrémophiles qui vivent dans la roche, dans les lacs salés asséchés, dans les sources chaudes ou au sommet de l'Himalaya, des milieux où les températures sont proches de celles de l'azote liquide ou de l'eau bouillante quand ils ne sont pas bombardés par des radiations 3000 fois supérieures à celles qui peuvent tuer un humain.

Ces êtres étranges qui ont peuplé la Terre aux côtés des humains nous permettent de croire que la vie a pu émerger ailleurs que sur notre planète, fait remarquer Michel Groulx, directeur des contenus au Centre des sciences de Montréal.

On nous fait aussi comprendre qu'il ne serait pas étonnant de découvrir un jour que les extraterrestres ont des yeux, des oreilles ou des ailes, car ces structures appartenant à des formes de vie terrestres ont suivi des dizaines de parcours évolutifs différents.

Par la suite, au moyen d'une grande table interactive, on nous met au parfum des différentes expéditions spatiales visant à trouver des formes de vie extraterrestres sur Mars, Vénus, Europa (une des lunes de Jupiter) et Titan (le plus gros satellite de Saturne). Eh oui, les scientifiques sont légion à penser qu'il existe probablement de la vie ailleurs dans l'univers, quelque part dans l'une ou l'autre des 200 milliards de galaxies, qui contiennent des milliards d'étoiles et peut-être autant de planètes.

Mais le clou de l'exposition est sans nul doute la reconstitution d'écosystèmes évoluant sur deux planètes imaginées par des exobiologistes et astronomes réputés, à qui on a demandé de concevoir deux mondes plausibles où il pourrait y avoir de la vie.

Il nous est donc permis de découvrir ces délires scientifiques au moyen de deux grands paysages projetés sur des écrans tactiles qui permettent d'en apprendre davantage sur les habitudes de vie et les comportements des créatures fantastiques qui les habitent. Satellite d'une géante gazeuse, Lune Bleue -- une des deux planètes inventées -- est parsemée de volcans très actifs qui crachent des concentrations de gaz carbonique jusqu'à dix fois plus élevées que sur la Terre. En raison d'une atmosphère trois fois plus dense que celle entourant la Terre, des baleines volantes de dix mètres d'envergure glissent dans un ciel rempli de plancton volant sans jamais se poser. Parmi les arbres pagodes brandissant leur feuillage à près d'un kilomètre de hauteur, les plantes-ballons flottent au gré du vent grâce à l'hélium qui gonfle leurs pétales.

Et parmi cette flore à la croissance accélérée en raison de la forte concentration de gaz carbonique dans l'atmosphère voltigent des «punélices», de petits animaux volants de la taille d'un colibri et dont la conformation trilatérale (à trois côtés) les distingue totalement de la faune terrestre, caractérisée par la symétrie bilatérale.

Soulignant avec un brin d'ironie l'anthropocentrisme des humains, le dernier volet de l'exposition est consacré aux diverses communications que les Terriens ont tenté d'établir avec de possibles extraterrestres. On nous présente notamment une réplique de la plaque d'or sur laquelle apparaissent les représentations d'un homme, d'une femme, du système solaire et d'un atome d'hydrogène, placée à bord de la sonde Pioneer 10, laquelle fut lancée en 1972 en direction de l'étoile Aldébaran, qu'elle devrait atteindre dans environ deux millions d'années. «Nous n'arrivons même pas à communiquer avec les dauphins et à nous comprendre à l'intérieur de notre propre espèce, alors comment peut-on imaginer que des extraterrestres arriveront à décrypter ces messages?», lance avec une pointe d'humour Michel Groulx.

Une console invite finalement les visiteurs à lancer aux extraterrestres qui peuplent l'univers leur photo accompagnée d'un message de leur cru. «Êtes-vous drôles?», leur a écrit une jeune visiteuse lors de notre passage.


- Extra ou terrestres?, Centre des sciences, Vieux-Port de Montréal. 514-496-4724, 1 877 496-4724, centredessciencesdemontreal.com.





16.4.08

Les archives allemandes sur le net

Un site qui recense les observations d'ovnis



Allemagne, le 21 mai 1971


La centrale allemande de réseaux d'études des phénomènes paranormaux (CENAP) a créé un site internet sur l'observation d'objets volants non identifiés (ovni), a indiqué lundi Werner Walter du CENAP.

Sur le site www.ufo-datenbank.de/cenap/index.htm ont été rassemblées les observations, en principe depuis 1900, d'objets volants non identifiés. Le site tente également d'expliquer ce que les personnes, spécialistes en ovnis ou non, ont réellement vu. Ainsi, dans de nombreux cas, il s'agissait de modèles particuliers de montgolfières.

Actuellement, l'observation la plus ancienne rapportée sur le site remonte à 1944. Bien que le site internet recense principalement des observations effectuées en Allemagne, d'autres pays sont également repris. (belga/7sur7)


Référence : http://www.7sur7.be/