RÉVÉLATIONS SUR LES «SOUCOUPES»


Photo: Photo-Journal, 7 août 1954, page 3


Durant ces dernières années, le monde entier a été en proie à la plus vive émotion. Des engins inconnus ont fait leur apparition sous tous les cieux du globe. Des commissions d'enquête ont été créées dans différents pays, mais les résultats positifs ont été et continuent d'être tenus secrets. Le Canada lui-même n'a pas échappé aux fréquentes visites des soucoupes et cigares volants.

La base de Goose Bay au Labrador a été l'un des principaux champs d'action des appareils mystérieux. Depuis le début de l'année 1954, un observatoire permanent est en service à Shirley's Bay près d'Ottawa, dirigé par Wilbert Smith, ingénieur en chef au Ministère canadien des Transports, qui a déclaré : «Il y a de fortes chances pour que les soucoupes volantes soient des objets réels. Il y a même 60 chances sur 100 qu'il s'agisse de véhicules extra-terrestres.»

Devant des faits indéniables, face à des témoignages indiscutables reçus de tous les coins de la terre et après avoir longuement conversé avec les savants du monde entier qui se penchent sur cet extraordinaire problème. Aimé Michel, jeune érudit de trente-cinq ans vient de faire paraître aux Éditions Mame un ouvrage sensationnel «Lueurs sur les Soucoupes Volantes».

Au long de près de 300 pages, Aimé Michel nous paralyse par les précisions fantastiques de tout ce qu'il a recueilli et contrôle sur la multitude des engins qui hantent le ciel depuis quelques années.

L'affaire de Goose Bay

Les observations et les constatations ont foisonné sur le continent nord-américain. Le Canada a connu des moments d'émotion à ce sujet. Goose Bay a été visité notamment les 29 et 31 octobre 1948. Le rapport est peu loquace. Il dit: «Phénomène non astronomique. Repéré au radar.» Les résultats des observations ont été tenus secrets. Le 19 juin 1951 survient un autre événement à la base du Labrador.

Là, les observations publiées sont beaucoup plus précises. Le 19 juin 1951, peu après minuit, une lumière rouge apparut par le sud-ouest. Alerté, le radar de la tour le prit sur son écran. Altitude mentionnée. Un mille. L'objet resta immobile et rouge pendant un moment, puis vira soudain au blanc lumineux et s'éloigna à une foudroyante vitesse.

Le drame de Fort Knox

Des multitudes de faits absolument indéniables surgissent dans «Lueurs sur les Soucoupes Volantes». L'une des plus dramatiques observations fut celle de Fort Knox (Kentucky) ou le capitaine Mantell trouva la mort après s'être fait le premier «Chasseur de soucoupes Volantes». À Madison (Indiana), le 7 janvier 1947, vers 2 heures 10 p.m., jour de janvier assez froid, de nombreux passants aperçoivent un objet rond et métallique qui sile rapidement vers l'est. La Godman, base près de Fort Knox, est alertée après que l'engin a survolé cette dernière ville. Trois Mustangs prennent l'objet en chasse.

Il a l'apparence d'un disque métallique, vaste comme un cuirassé, de forme conique sur le dessus, avec à son sommet, une lumière rouge intermittente. Il est exactement 3 heures p.m.. Cinq minutes plus tard, l'engin poursuivi a pris de la vitesse et s'est enfoncé dans les nuages. Des trois appareils poursuivants un seul, celui du capitaine Mantell réussit à ne le pas perdre de vue. Trois minutes plus tard encore, il est donc 3 heures 8 minutes, le haut-parleur de la base crache. C'est Mantell qui parle de son avion.

Il dit: «Je me rapproche de l'objet pour avoir une bonne vision. Il est exactement au-dessus de moi, en face, et marche à une vitesse à peu près la moitié de la mienne. Il semble métallique et sa taille est effrayante.» (le rapport officiel de L'U.S. Air Force rapporte ainsi les paroles exactes de Mantell: «The Thing looks metalic and of tremendous size.»). Je vais grimper pour me rapprocher. Quelques instants plus tard, la voix de Mantell retentit à nouveau: «l'objet monte, il a pris de la vitesse et marche aussi vite que moi, c'est à dire 360 milles. Je vais grimper encre et si je ne le rattrape pas, j'abandonne la chasse.»

Ce furent là, les dernières paroles de ce héros. On retrouva plus tard les débris de l’appareil de Mantell éparpillés sur plusieurs milles. Son avion s'était littéralement pulvérisé en l'air quelques minutes après qu'il eut annoncé son intention de se rapprocher de «l'objet». La commission d'enquête américaine sur les soucoupes n'a jamais voulu communiquer les photos prises sur les débris de l'avion de Mantell et le rapport médical fait sur les restes du corps de l'aviateur est tenu secret. Il en est de même pour tous les documents capitaux de ce drame.

«Le cigare volant»

Le soir du 23 juillet 1948 à 8 heures 30 p.m., un aérobus des Eastern Airlines s'envola de Houston (Texas) pour Boston. Il était 2 heures 45 de la nuit quand soudain Clarence S. chiles, chef-pilote et son aide John B. Whitted, aperçurent droit devant eux, un énorme engin en forme de projectile qui fonçait à toute allure vers leur DC-3. Chile déclara plus tard: «Il arriva sur nous à une vitesse effroyable, nous primes du large sur la gauche et il s’engagea à 1/4 de mille de nous, sur notre droite.» Whitted, précisément assis de ce côté, put voir l'engin à loisir.

C'était un cigare d'apparence métallique, sans ailes, et dont les flancs irradiaient une intense lueur bleu sombre, qui frémissait le long d'un tube au néon. Le cigare avait deux rangées de hublots fortement éclairées. À l'avant, Chile observa une sorte de bec, l'arrière crachait une énorme flamme rouge orangée au milieu, et plus claire sur les bords. Au moment où le cigare allait frapper le DC-3, il se cabra brutalement comme si un pilote avait soudain aperçu le DC-3. La flamme se mua en un énorme faisceau, et il jaillit en chandelle vers le ciel ou il disparut en quelques secondes faisant dans son brutal virage vertical osciller le DC-3.

À l'infini

Les détails que je viens de vous livrer sur les secrets des engins volants ne sont évidemment que des lignes extrêmement condensées sur l'ouvrage de M. Aimé Michel. Il étudie plus de deux cents cas avec une précision et des preuves qui font frémir! Et ces deux cents cas ont été choisis parmi un infini d'exemples. C'est à travers le monde entier que les exemples pullulent et tout particulièrement en Amérique, en Angleterre et en France. Du carrousel nocturne de Washington, le 29 juillet 1952, aux claquements des vitres de la ville de Dieppe par le disque lumineux de la nuit du 7 janvier 1954 à 4 heures 26 du matin, on reste absolument haletant par ce qui semble dépasser notre génie humain.





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